Technique de Fabrication
Pour vous aider à découvrir la technique de fabrication de la Faïence de Quimper, dite, « technique du grand feu », voici exposées, les grandes étapes impliquées dans la création de ces pièces de collection exclusives, dessinées à la main et peintes une à une.
1ère Étape : LE BISCUIT
La faïence est composée d’argile, de talc, de calcaire et de silice qui sont mélangés à l’eau. La faïence, entre les mains de l’artisan, prend ensuite forme. Après avoir été modelées, les pièces sont séchées à l’air puis enfournées dans un four très spécial appelé « Kiln ». Ces hauts fourneaux permettent d’atteindre des températures très élevées et de les maintenir avec grande précision et stabilité. Les faïences de Quimper sont cuites à 1050 degrés Celsius
(1950 degrés Fahrenheit). Le produit de cette première exposition au feu est très dur et est appelé le « biscuit »
2IÈME ÉTAPE : LA GLAÇURE
Le biscuit est ensuite plongé dans un mélange vitreux constitué essentiellement d’oxyde d’étain et d’eau ; ce mélange s’appelle, la glaçure. Cet enduit permet essentiellement de rendre la faïence imperméable, lisse, brillante ou mate selon le désir de l’artisan. Il est essentiel de s’assurer qu’aucune accumulation de glaçure ne se trouve à la base de l’œuvre faute de quoi, elle serait perdue. On peut, selon les besoins, appliquer les décorations avant ou après la glaçure.
3IÈME ÉTAPE : LA DÉCORATION
C’est dans la technique de décoration que l’âme de la vraie faïence de Quimper vient puiser toute son essence et son exclusivité. Chaque œuvre est entièrement décorée au pinceau, à main levée, une méthode appelée « à la touche ». Aucun stencil ou décalque ne sont utilisés. Résultat de son origine artisanale, aucune pièce n’est identique.
4IÈME ÉTAPE : LE FEU
L’œuvre est prête pour une deuxième exposition au feu . La température de cette deuxième cuisson sera toutefois plus basse, 940 degrés Celsius (1720 degrés Fahrenheit). Le temps de cuisson et de refroidissement combinés est d’environ 15 heures. Au cours du refroidissement, lorsque la température atteint 190 degrés Celsius, les portes du four peuvent être ouvertes. C’est un moment saisissant car il possible de voir les couleurs prendre leurs teintes finales avec leur exposition à l’oxygène. Par exemple, une couleur bleu brillant est plutôt pourpre léger avant l’enfournement.
La photo ci-dessus, vous montre une assiette aux différents stades mentionnés. Le cadran inférieur gauche montre le «biscuit » moulé. En poursuivant dans le sens horaire, on remarque bien les effets de la glaçure opaque et du séchage à l’air. Les lignes directrices d’un poncif* peuvent être aperçues, elles disparaîtront avec la deuxième cuisson. Toujours dans le sens horaire, en haut et à droite, on voit naître les décorations. Finalement, dans le cadran inférieur droit, l’aspect final après la deuxième exposition au feu.
* Peindre de complexes motifs peut nécessiter le recours à des lignes directrices pour que l’objet du dessin soit de dimensions égales d’une œuvre à l’autre. Il s’agit d’une pièce de papier à tracer sur lequel le décor à reproduire est répliqué. Le papier est parsemé de très fines ouvertures sur les lignes de contour du dessin à reproduire. Un petit sac contenant du charbon est appliqué contre le papier par la suite.